(FR)
En 2022, Louis Souêtre entame une série de projets intitulée UNPRODUCTIVE PROJECTS, dans laquelle il élabore des questionnements autour des objets de consommation, du rapport au temps de travail, de la fabrication manuelle ainsi que des notions de productivité et de rentabilité.
Inspirés par les travaux de recherche de l’anthropologue Tim Ingold (notamment Faire : Anthropologie, Archéologie, Art et Architecture) et de Matthew Crawford (Essai sur le sens et la valeur du travail…), ses projets prennent la forme de performances et de sculptures où la dépense d’énergie, la répétition et le processus priment sur le résultat final. Dans le contexte d’une société productiviste, ces projets deviennent des outils critiques permettant de rendre visible le temps, l’effort et la matière habituellement invisibilisés dans les chaînes de production industrielles.
Cette démarche vise à redonner une épaisseur matérielle et symbolique à des objets conçus et produits pour être immédiatement consommés, jetés puis remplacés. Ces actions sont aujourd’hui systématiquement documentées par la vidéo, envisagée comme un outil d’analyse et de diffusion des gestes et des protocoles mis en œuvre.
Fortement influencé par Internet et les nouvelles formes de diffusion de contenus, en 2025 il lance une chaîne YouTube (Unproductive Projects), qu’il utilise comme un espace d’expérimentation et de diffusion à part entière, explorant les codes des vidéos et des lives sur internet.
EN DESSOUS JE SAIS PAS SI C UTILE
La diffusion n’est pas pensée comme un simple outil de visibilité, mais comme un dispositif contraignant, dont les logiques — vitesse, exposition permanente, performance — entrent en tension avec les principes mêmes du projet.
(EN)
In 2022, Louis Souêtre began a series of projects titled UNPRODUCTIVE PROJECTS, in which he explores questions around consumer objects, the relationship to working time, manual production, and notions of productivity and efficiency.
Inspired by the research of anthropologist Tim Ingold (notably Making: Anthropology, Archaeology, Art and Architecture) and Matthew Crawford (The Case for Work), his projects take the form of performances and sculptures where energy expenditure, repetition, and process take precedence over the final outcome. Within the context of a productivist society, these works become critical tools for making visible the time, effort, and material often rendered invisible in industrial production chains.
This approach aims to restore material and symbolic depth to objects designed and produced for immediate consumption, disposal, and replacement. These actions are systematically documented through video, considered as a tool for analyzing and sharing the gestures and protocols employed.
Strongly influenced by the Internet and new forms of content dissemination, in 2025 he launched a YouTube channel (Unproductive Projects), which he uses as a fully-fledged space for experimentation and distribution, exploring the codes of online videos and live streams.
This engagement questions the conventions of presenting art and performance, positioning Louis Souêtre as both an artist and a content creator. It is a deliberate way of opening his contemporary art practice to current modes of display while remaining accessible to a broad audience.
This approach treats dissemination itself as a critical material of the project, blending artistic production with strategies of visibility in the digital space.
For more informations :
louis.souetre@gmail.com
© 2025 — Louis Souêtre
(EN)
In 2022, Louis Souêtre began a series of projects titled UNPRODUCTIVE PROJECTS, in which he explores questions around consumer objects, the relationship to working time, manual production, and notions of productivity and efficiency.
Inspired by the research of anthropologist Tim Ingold (notably Making: Anthropology, Archaeology, Art and Architecture) and Matthew Crawford (The Case for Work), his projects take the form of performances and sculptures where energy expenditure, repetition, and process take precedence over the final outcome. Within the context of a productivist society, these works become critical tools for making visible the time, effort, and material often rendered invisible in industrial production chains.
This approach aims to restore material and symbolic depth to objects designed and produced for immediate consumption, disposal, and replacement. These actions are systematically documented through video, considered as a tool for analyzing and sharing the gestures and protocols employed.
Strongly influenced by the Internet and new forms of content dissemination, in 2025 he launched a YouTube channel (Unproductive Projects), which he uses as a fully-fledged space for experimentation and distribution, exploring the codes of online videos and live streams.
This engagement questions the conventions of presenting art and performance, positioning Louis Souêtre as both an artist and a content creator. It is a deliberate way of opening his contemporary art practice to current modes of display while remaining accessible to a broad audience.
This approach treats dissemination itself as a critical material of the project, blending artistic production with strategies of visibility in the digital space.
(FR)
En 2022, Louis Souêtre entame une série de projets intitulée UNPRODUCTIVE PROJECTS, dans laquelle il élabore des questionnements autour des objets de consommation, du rapport au temps de travail, de la fabrication manuelle ainsi que des notions de productivité et de rentabilité.
Inspirés par les travaux de recherche de l’anthropologue Tim Ingold (notamment Faire : Anthropologie, Archéologie, Art et Architecture) et de Matthew Crawford (Essai sur le sens et la valeur du travail…), ses projets prennent la forme de performances et de sculptures où la dépense d’énergie, la répétition et le processus priment sur le résultat final. Dans le contexte d’une société productiviste, ces projets deviennent des outils critiques permettant de rendre visible le temps, l’effort et la matière habituellement invisibilisés dans les chaînes de production industrielles.
Cette démarche vise à redonner une épaisseur matérielle et symbolique à des objets conçus et produits pour être immédiatement consommés, jetés puis remplacés. Ces actions sont aujourd’hui systématiquement documentées par la vidéo, envisagée comme un outil d’analyse et de diffusion des gestes et des protocoles mis en œuvre.
Fortement influencé par Internet et les nouvelles formes de diffusion de contenus, en 2025 il lance une chaîne YouTube (Unproductive Projects), qu’il utilise comme un espace d’expérimentation et de diffusion à part entière, explorant les codes des vidéos et des lives sur internet.
Cette implication interroge les codes de présentation de l’art et de la performance, conférant à Louis Souêtre une posture à la fois d’artiste et de créateur de contenu. Elle constitue une manière assumée d’ouvrir son travail d’art contemporain aux codes actuels de monstration tout en restant accessible à un large public.
Cette démarche fait de la diffusion elle-même un matériau critique du projet, mêlant production artistique et stratégies de visibilité dans l’espace numérique.
(Youtube)
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For more informations :
louis.souetre@gmail.com
© 2025 — Louis Souêtre