






(W.I.P)
Long Road to the Super Market, 2026
• Performance, sculpture, vidéo
• Chasse, arc, flèches, peau
• 45 x 40 x 22 cm
• 1 exemplaire
⚠️ Pour le moment, les images sont données à titre indicatif et ne proviennent pas de ma production.
Sac de course fabriqué à la main, à partir d’une peau d’animal chassé, tannée et assemblée pour reproduire le format des cabas de courses de supermarché.
La majorité de la viande consommée en France est achetée en grande surface. Présentée sous forme de barquettes propres, standardisées et détachées de toute origine, elle apparaît comme un produit neutre. La transformation industrielle efface progressivement la matérialité du processus : le vivant y est converti en marchandise, abstrait de ses conditions d’existence.
La performance LONG ROAD TO THE SUPERMARKET introduit un détour volontairement inutile dans ce système optimisé. Elle reconstitue une chaîne liée à la chasse : fabrication de l’arc et des flèches, chasse, préparation et tannage de la peau, découpe et assemblage du sac. Chaque geste est long, exigeant et devenu superflu dans l’économie contemporaine, réactivant la matérialité et la temporalité du vivant.
Le projet ne propose ni retour à un modèle préindustriel, ni hiérarchie morale des systèmes. Il met en tension deux régimes de production : l’un incarné, tactile et temporel ; l’autre abstrait, standardisé et détaché des origines. La friction générée par cette juxtaposition rend perceptible une contradiction largement partagée : consommer sans assumer matériellement ou symboliquement. Cette tension est volontairement inconfortable, impliquant à la fois le spectateur et l’artiste dans un inconfort éthique et moral et réfléchi.
La scène finale se déroule au supermarché. Le cabas, issu d’un processus lent et incarné, y est confronté à un environnement aseptisé et standardisé. L’objet devient un artefact ambigu, à la fois familier et déplacé, fonctionnel et excessif.
La performance est filmée. Le sac subsiste comme trace d’un protocole volontairement improductif, rendant tangible un processus que l’économie contemporaine a rendu obsolète. Par ce geste, le projet prolonge mes recherches sur la valeur du travail, la standardisation et la distance entre l’acte, la matière et ses conséquences.
For more informations :
louis.souetre@gmail.com
© 2025 — Louis Souêtre
Long Road to the Super Market, 2026
• Performance, sculpture, vidéo
• Chasse, arc, flèches, peau
• 45 x 40 x 22 cm
• 1 exemplaire
⚠️ Pour le moment, les images sont données à titre indicatif et ne proviennent pas de ma production.
Sac de course fabriqué à la main, à partir d’une peau d’animal chassé, tannée et assemblée pour reproduire le format des cabas de courses de supermarché.
La majorité de la viande consommée en France est achetée en grande surface. Présentée sous forme de barquettes propres, standardisées et détachées de toute origine, elle apparaît comme un produit neutre. La transformation industrielle efface progressivement la matérialité du processus : le vivant y est converti en marchandise, abstrait de ses conditions d’existence.
La performance LONG ROAD TO THE SUPERMARKET introduit un détour volontairement inutile dans ce système optimisé. Elle reconstitue une chaîne liée à la chasse : fabrication de l’arc et des flèches, chasse, préparation et tannage de la peau, découpe et assemblage du sac. Chaque geste est long, exigeant et devenu superflu dans l’économie contemporaine, réactivant la matérialité et la temporalité du vivant.
Le projet ne propose ni retour à un modèle préindustriel, ni hiérarchie morale des systèmes. Il met en tension deux régimes de production : l’un incarné, tactile et temporel ; l’autre abstrait, standardisé et détaché des origines. La friction générée par cette juxtaposition rend perceptible une contradiction largement partagée : consommer sans assumer matériellement ou symboliquement. Cette tension est volontairement inconfortable, impliquant à la fois le spectateur et l’artiste dans un inconfort éthique et moral et réfléchi.
La scène finale se déroule au supermarché. Le cabas, issu d’un processus lent et incarné, y est confronté à un environnement aseptisé et standardisé. L’objet devient un artefact ambigu, à la fois familier et déplacé, fonctionnel et excessif.
La performance est filmée. Le sac subsiste comme trace d’un protocole volontairement improductif, rendant tangible un processus que l’économie contemporaine a rendu obsolète. Par ce geste, le projet prolonge mes recherches sur la valeur du travail, la standardisation et la distance entre l’acte, la matière et ses conséquences.







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